Haiku
On enchaîne avec un Haiku qui m'a touché :
qui se prononce :
umi ni dete
kogarashi
kaeru tokoro
nashi
ce que je traduis (de mon mieux) par :
parti en mer
le vent d'hiver
n'a nul endroit
où revenir
Ce haiku a été écrit en 1944 par Seishi Yamaguchi.
Vous avez probablement entendu parler des "kamikaze", ce qui se traduit littéralement par "vent divin", ces jeunes pilotes d'avion qui décollaient du Japon pour aller s'écraser sur les vaisseaux ennemis, et dont le sens de l'honneur interdisait toute possibilité de retour...

Le premier sens est tellement poétique que l'explication du deuxième sens en devient touchant.
RépondreSupprimerRémy
J'ai tout de même vraiment du mal avec ce sens de l'honneur là, et la façon dont on manipule insidieusement les jeunes pousses dès le plus jeune âge pour les en marquer à vie... L'Honneur, cette maladie incurrable qu'on vous inocule dès la naissance, cause d'une forte mortalité chez les patients contaminés. C'est une particularité de la population japonaise qui semble encore perdurer, malgré ses multiples évolutions de Pokemon, tel un poison aussi nocif, insidieux, et mortel que la radioactivité de la bombe H, et qui la rend si singulière et soumise...
RépondreSupprimerJe suis d'accord que le sens de la discipline japonais est à la fois très plaisant (les trains à l'heure, le service parfait, la propreté partout...) et parfois un peu inquiétant de normalité forcée. C'est les deux facettes d'une qualité qui devient aussi un défaut, un peu comme notre fantaisie latine, créative et désordonnée...
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